Voici la vue depuis mon balcon, quand le soleil cède sa place à l'invisble voile de la nuit sur un soir d'été...
J'écoute : Mika Je regarde : les arbres secoués par le vent Je lis : Les 4 saisons du jardin bio Je joue : au docteur... ;-) (pas assez) Je mange : des légumineuses et des céréales, et puis aussi des légumes verts :) Je bois : j'adoooooooore l'ô (de source) Je cite : un ptit brun c vraiment bien :) Je pense : que je vais aller me coucher (mis à jour mardi 1 juillet 2008 à 23:03)
Décroissance coté dépenses de coiffeur: 13 euros pour une coupe + rasage de ma barbe de quelques jours (au coupe-chou, s'il vous plait).... voici le résultat, et jtrouve que ça vaut pas le coup de dépenser plus ^^ (d'autant que mon nouveau coiffeur est très sympa)
Grande nouvelle: j'entame une décroissance. Que c'est bon, que ça libère... consommer moins, donner plus !
Première étape de ma décroissance personnelle: j'ai revendu ce dont je me servais peu, ou ce dont j'ai décidé de ne plus me servir. Les sacrifiés: mon four micro-ondes, ma télé, mon (vieux) magnétoscope, ma (vieille mini-chaine Hifi), un meuble en contreplaqué (beurk), mon appareil photo numérique d'il y a 3 ans, ma vieille webcam... et puis j'ai préparé un grand sac que j'ai rempli de linge que je ne met plus, et que je vais donc donner.
Du coup, mon petit appart redeviendrait presque grand. Je respire déjà mieux.
Prochaine étape: retourner en province, trouver un terrain avec une source et y poser ma petite maisonnette. Je la veux petite, douce, accueillante, vitrée, en bois, et matériaux naturels, panneaux solaires, éolienne sans doute.
Autre grande inconnue: que faire niveau professionnel ? Je ne supporte plus trop de travailler en tant que salarié, sous les ordres de personnes que je qualifierais parfois de sympa, mais hélas parfois aussi d'abruties... bref, j'ai besoin de respiration à tous les étages. Et d'un compagnon, aussi, pour partager ma vie... mais je suis quelqu'un de select j'en suis bien conscient, et désolé à ceux à qui je n'ai pas répondu ou pas la bonne réponse. Je sais ce que je veux même si je suis sans doute maladroit parfois pour dire non. Mille excuse. J'aimerais aussi pouvoir dire oui. Mais pas à n'importe quel prix.
Je rêve depuis quelques temps que je suis papa. Je crois que c'est la seule croissance dont j'ai envie aujourd'hui.
Tout ce qui n'est pas vivant est inerte. Ma priorité va désormais clairement au Vivant. A la Vie. A la poésie qu'on devine dans tout ce qui frémit sous son souffle. Aux rencontres qui m'enrichissent. A mes amis. Au travail lent et singulier vers un destin qui n'est pas tout à fait écrit.
Toujours en pleine réflexion sur un autre avenir à donner à mon existence, j'ai commencé à réfléchir à mes valeurs. A ce qui m'est le plus important, dans différents domaines. Je crois d'ailleurs que pour faire une belle rencontre avec un homme, c'est comme pour le boulot: si on trouve qq'un ou qqe chose en cohérence avec ses valeurs, alors ça peut vraiment le faire car on a de grandes chances de regarder dans la même direction. Alors que sinon, ça risque d'être plus compliqué.
Aussi jme dis qu'il me faudrait construire un questionnaire simple que je pourrais poser à, disons, des prétendants (quand il y en a ^^) afin de savoir très vite si leurs valeurs et les miennes peuvent ou non être compatibles, proches...
D'un point de vue professionnel, j'ai besoin des choses suivantes je crois:
- du temps de libre pour m'intéresser à plein de choses, profiter de la vie
- faire une activité qui soit en concordance le plus possible avec mes valeurs
- écrire un livre ?
- faire un stage pour apprendre à masser (et éventuellement pouvoir masser aussi en me faisant rémunérer)
- faire un tour de France pour rencontrer des gens qui vivent avec des valeurs proches des miennes: dans la nature, avec des animaux, qui cultivent leur jardin avec amour et qui font l'amour à leur mec avec passion, bref, des amoureux de la vie, épicuriens, simples, ouverts et vibrants...
Bref j'ai encore besoin d'un peu de temps pour réfléchir à tout ça, mais ça progresse... si vous avez des idées / opinions sur tous ces sujets je suis preneur :)
Au détour d'une conversation avec un ami, j'apprends qu'un de ses amis proche est parti. Pour toujours.
Marre de la vie, de ses parents qui ne l'ont pas accepté. Qui ont conditionné leur amour pour lui.
Comment peut-on conditionner les choses ainsi ?
Mettre une condition à l'amour me semble détourner l'amour de ce qu'il devrait être: inconditionnel.
Pourtant, combien de fois j'ai entendu des parents dire à leur progéniture "si tu fais pas ça ou ça, maman t'aime plus".
Quelle bêtise ! Bien sur, ça parait anodin sur le moment. Un truc que les adultes font pour imposer qqe chose à leur enfant.
Pourtant, on voit bien comment la conditionnalité tue !
Aimer ses enfant, ce n'est pas une chose conditionnelle.
Il faudrait le rappeler à certains parents.
Avant qu'il ne soit trop tard.
Journée jardinage aujourd'hui. En fait ce mois de Mai est un régal: il fait très beau, on a des grands WE, j'ai fait plein de choses au jardin, dégoté quelques nouveaux vins rouges délicieux (naturels, pleins de fruit, que du bonheur)... je suis un homme heureux. Je regarde grandir mes petits plants de tomate, de courge, de fleurs, et me dit que vraiment un jardin ça apporte une sérénité.
Depuis quelques jours je ne suis plus seul. Oh non, je n'ai pas trouvé l'âme frère, pas encore. Mais une charmante colocatrice est arrivée dans ma vie. Elle se fait très discrète: quelques bourdonnements au début, et puis maintenant elle va et vient entre les fleurs dehors et mon balcon où elle a décidé d'entreposer son pollen et nectar. Réflexe primaire, je me suis demandé comment la faire partir. Et puis, je me suis dit que bon, la pauvre petite nabeille n'était sans doute pas méchante. D'ailleurs elle a l'air bien sympathique quand elle vole sur mon balcon. Alors j'ai décidé de l'adopter. Là encore, je ne suis pas assez riche en coin de nature, pour lui offrir un gîte convenable: une ruche aurait été bien meilleur abri que mon balcon. Mais la vie en ville, même en banlieue, impose des limites... bref, elle est là, a déjà rempli un trou sur ma façade avec ses précieux bijoux, et je suis content de cette auxiliaire qui saura, le jour venu, polliniser mes fleurs de tomate.
Quoi d'autre dans ma vie ? Et bien je suis dans une phase dentiste: j'ai décidé en effet de faire retirer de ma petite bouche les amalgames qui s'y trouvent. Vous savez les amalgames, ce sont ces choses métalliques qu'on vous met dès la plus tendre enfance pour boucher les trous faits par les caries. Et oui, j'en avais 4 et j'ai appris depuis quelques années que ces fichus mélanges contenaient du mercure. Or le mercure, c'est l'un des poisons nerveux les plus grands. D'où des possibles liens avec différentes patologies observées chez les sujets qui en ont plein la bouche: trous de mémoire, fatigue chronique, et on parle même de maladie d'Alzeihmer. Rien que ça. Bref, de quoi faire frémir et puis bon, j'avoue qu'avoir du métal dans la bouche ne me plaisait vraiment plus. Alors voilà, j'ai trouvé un dentiste très bien et conscient des problèmes que ce métal peut poser, et qui a donc accepté de me les retirer. Moyennant plusieurs séances la bouche ouverte... . Avant-hier 2 heures, et demain matin je remet ça... . Mais bon il parait qu'il faut soufrir pour être bien dans son corps. Je m'y trouvais déjà pas si mal, alors ces petites souffrances devraient m'aider à m'y sentir vraiment très à l'aise :)
Ce soir la nuit est tombée (voilà bien un truc qui n'est pas encore déréglé ;), et je suis passé sous la douche où j'ai observé... des traces de bronzage. Mon dieu, le jardin vraiment, c'est du plaisir tout simplement :)
Samedi j'étais à Nice, et après avoir fait mon marché dans la vieille ville, puis mangé mes achats au bord de la mer (pain aux chataignes, jambon cru Corse, pain d'épices, fraises), je suis monté au "Chateau", qui est en fait une ruine mais qui domine la ville et dans un parc plein d'arbres pluri-centenaires, magnifiques ! Ce haut-lieu attire les mariés qui viennent en voiture de luxe s'y faire prendre en photo. Et justement sous un arbre superbe, une voiture noire rutilante, moderne, et quelques personnes les yeux baissés sur cette merveille. Moi, passant à côté de la voiture, lève les yeux pour admirer l'élan de cet arbre tellement gigantesque, tellement puissant et rayonnant de vie ! Et là, je me dis à moi même qu'entre ceux qui regardent la voiture et ceux qui regardent l'arbre, il y a un monde qui nous sépare... comme j'aimerais que les gens regardent un peu plus ce qui est vivant plutôt que de regarder ce qui est inerte. Comme j'aimerais avoir un jardin...
Et oui une recette à partager / pirater / modifier / adapter ... sans aucun copyright ni brevet évidemment. Un unique mot d'ordre: faites-vous plaisir !
A préparer:
des fruits au sirop (abricots, pêches, enfin ce que vous avez sous la main)
100 g de sucre en poudre
1 sachet de sucre vanillé ou de la vanille tout court
75 g de farine d'épeautre
20 g de farine de chanvre (hum)
40 g de fécule de pomme de terre ou maizéna
1 c à café de bicarbonate de soude ou autre levure
125 g de beurre
2 oeufs
1 pincée de sel
du caramel à faire soi-même ou à acheter tout fait selon le temps que vous avez
1) Déposer une couche de caramel au fond d'un moule. Par dessus, déposer vos fruits égouttés et ajouter une c à soupe de sucre en poudre
2) dans un saladier, mélanger sucre et oeufs, ainsi que la vanille
3) ajouter le beurre fondu
4) ajouter le sel, la levure, la maizéna, les farines tamisées
5) bien mélanger
6) verser sur les fruits la préparation et mettre au four th5 pendant 30 à 45 minutes selon la chaleur de votre four (on dit thermostat 5 mais chaque four est unique et chauffe quand même comme il veut... et puis selon la forme de votre moule... bref, regarder quand ça vous parait cuit c plus sur)
7) démouler chaud ou laisser dans le moule pour venir y piocher avec une petite cuillère quand vous passez dans la cuisine et que l'odeur de ces fruits et de ce gateau délicieux vous semble trop irrésistible :-)
Voilà c'est ce que j'ai fait ce soir et ma foi... ça me semble bien sympa pour demain :)
Bonne soirée et n'hésitez pas à me donner des recettes, des conseils etc... je suis à l'écoute :)
PS: pour vous procurer de la farine de chanvre: www.lchanvre.com
(on en met en général 30% en remplacement de la traditionnelle farine de blé, et ça donne une saveur d'amande délicieuse aux patisseries... testez vous verrez en général on n'est pas déçus :-)
PS2: oops le site proposé ne vend pas la farine en direct. passez plutot par chanvreapart.fr
Et oui me voilà en robe de chambre, avec de la fièvre. J'ai probablement abusé des dégustations de vins bio ce WE.
Du coup, me suis lancé dans la préparation d'un sirop à base de plantes, et jvous dirais s'il est efficace ou pas dans quelques jours.
Sinon rien de bien nouveau dans ma vie. Je suis toujours en partance vers ailleurs mais je ne sais toujours pas où est cet ailleurs... cela dit, j'ai décidé de me rapprocher d'associations liées de près ou de loin à l'agroécologie qui est quand même un secteur qui me motive bien. Allez voir le site de Terre et Humanisme pour plus d'infos.
Voilà les ptits loups j'espère que vous allez bien et vous souhaite de bonnes fêtes de Pâques !
De mon côté j'ai décidé de commencer l'année en m'occupant un peu de ma garde robe... j'ai donc craqué pour un petit polo (en coton bio, vous vous en serez douté). Et puis un tour chez le coiffeur et zou... viva 2008 !
Ce que j'aime le plus sur les salons, c'est les rencontres avec les artisans venus vendre leurs produits. Ceux dont je parle sont du terroir. La Terre, la vraie. Celle qui fait que les produits d'un lieu ne ressemblent en rien à ceux du terrain voisin. Terre, terroir, terrain... et artisans. On devrait dire artistes ! Ceux qui connaissent la Terre. Ceux qui l'aiment car comment décrire autrement cette énergie mise à la travailler pour en faire jaillir tant de bonheur à partager !
J'ai donc rencontré Isabelle. Viticultrice ? Enfin, femme de viticulteur et amoureuse de ses raisins. Passionnée. Passionnante. Belle quand elle me parle de son vin, de son travail sans produit chimique de la vigne. Quand elle m'explique que la vigne est formidable car elle calcule au plus juste le sucre à stocker pour nourrir ses futures grappes. Quand elle me dit que la vendange doit se faire avec des raisins murs et non verts comme on en trouve tant. Quand elle m'explique qu'elle n'est pas une chimiste, mais une alchimiste ! Mesurez la nuance. Goutez la différence ! Le raisin n'est pas souvent aimé de cette façon. Pas souvent travaillé par ces mains habiles qui pressent et qui estiment plus qu'elles n'additionnent et ne soustraient.
Vous connaissez peut-être des vins qui donnent mal à la tête ? Trop de souffre, trop collés, trop manipulés. Chez elle, point de tout cela. Pas de collage. Très peu de sulfites, ce conservateur du vin que beaucoup additionnent sans compter. Juste le minimum. Moins que nécessaire pour avoir le label Bio. Juste ce qu'il faut pour savoir que ses clients vont apprécier, sans se réveiller le lendemain avec un mal de tête...
J'adore ces rencontres simples, où les gens parlent avec leur coeur de produits qu'ils ont faits presque pour nous. Presque uniques. D'ailleurs, ils le sont. Chaque bouteille est légèrement différente. Subtile. Surprenante !
Evidemment, tout ça ne correspond pas aux "gouts standardisés" qu'on retrouve ici et là dans la grande distribution. A croire que le tout économique tue irrémédiablement la diversité, l'unicité, la beauté... bref la vie... et l'Amour !
Autre stand, autre femme. Celle là est boulangère et patissière. Elle m'explique comment les patissiers aujourd'hui sont devenus des assembleurs de pates, biscuits et crèmes "déjà tout prêts". Elle m'explique qu'elle et son mari font tout de A à Z dans la patisserie: des noisettes qu'elle fait griller savamment pour les pralinés, des cerises de Montmorency qu'elle dénoyaute pour ses forêts noires, des pates feuilletées qu'elle fabrique elle-même quand la plupart les décongèlent avant garniture; et tant d'autres choses qu'elle sait faire ! Quand elle et son mari partiront en retraite, bientôt, elle le sait: personne ne reprendra l'affaire. Tellement plus simple de travailler avec des produits tous prêts, standardisés, juste à décongeler et assembler.
Tellement plus d'argent à gagner à faire moins bien, mais combien feront la différence ? Tant qu'on n'éduque plus nos enfants aux gouts. Aux frissons laissés par des bouchées qu'on ne retrouvera jamais ailleurs. Car nos papilles sont sensibles ! Mais elles ont besoin de travail pour se révéler. Que dire de ces gens qui ne mangent que dans des fast-food aseptisés ! Ils font partie d'un autre monde. Celui de celles et ceux appelés de leurs voeux par les capitalistes débridés du tout économique ! Ceux qui tremblent devant la différence. Devant le gout. Devant la diversité ! Qu'il est bon dépensier, celui que ne sait pas qu'il pourrait payer moins cher et vivre mieux. Tant qu'il consomme. Tant qu'il pollue. Tant qu'il ignore et ne cherche pas à comprendre. Tant qu'il oublie de se rebeller.
Hélas pour ces prêcheurs de misère, l'homme a conservé des facultés de s'émerveiller devant les différences. Et je continue de croire que, modestement, je fais partie de ceux là qui sourient de bonheur, quand je croise celles et ceux qui me font vivre leur amour des choses, des produits du terroir. Oui je souris quand je vois le travail de leurs mains, la grandeur de leur coeur ! Merci !!
Pour réchauffer l'ambiance de cette froide soirée automnale, voici une recette de gâteau fournie par Henri (le copain d'un ami) et que j'ai aussi un peu adaptée. Tous les ingrédients seront choisis bio de préférence.
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la veille du grand jour, préparer des fruits secs coupés en petits morceaux, à faire tremper dans un grand bol avec un peu d'eau (j'ajoute un poil de rhum...)
puis le jour J:
125 g de beurre coupé en petits morceaux, à laisser dans un saladier à température ambiante pour qu'il ramollisse
+ 150 g de sucre non raffiné (ou 3 grosses cuillerées de miel qu'on fait fondre à feux doux s'il n'est pas liquide)
mélanger bien pour faire blanchir
ajouter 3 œufs entiers, mélanger bien
ajouter 150 g de farine d'épeautre + 60 g de farine de châtaigne + 1/2 sachet de levure dite "chimique" (miam) + une pincée de sel
conseil perso: tamiser la farine de châtaigne car elle forme souvent des grumeaux
ajouter enfin les fruits secs détrempés depuis la veille, ainsi que, si vous en avez, un peu de noisettes en poudre, et verser le tout dans un moule à cake (en terre de préférence)
cuire à four pas trop chaud (th 4/5) pendant environ 20 à 30 minutes (planter un couteau sec: il doit ressortir du gateau sec ce qui signifie que le gateau est cuit !)
grand principe en cuisine: privilégier les cuissons "douces" : pas trop chaud, mais longtemps s'il le faut. les meilleures alchimies sont celles qui sont longues, laissant les ingrédients s'exprimer, se combiner, s'associer, se transformer; les molécules vibrer et changer de configuration spatiale... la magie s'opère doucement... le résultat est en général à la hauteur de l'attente de nos papilles en émoi :-)
Bon appétit ! Si vous avez des recettes bio / végétariennes que vous appréciez vraiment plus que tout, qui sont simples et peuvent servir au quotidien, n'hésitez pas à me les faire parvenir. Plus on partage, meilleur sera le monde :) Biz'
Je réfléchis beaucoup, ces derniers temps, à la décroissance. Je crois que j'adhère de plus en plus à cette idée. Simple. Généreuse puisque tout ce qu'on ne consomme pas, on le donne aux autres. Enfin, à ceux qui peuvent acheter. La nature est généreuse... mais l'homme a bien compris que les grands modèles de la nature (coopération, partage, ...) ne permettaient pas à une minorité de s'enrichir démesurément en exploitant les plus faibles.
Il a donc inventé... l'argent, puis la bourse, et aujourd'hui, tout cela circule de manière extra-territoriale de sorte que personne, aucun gouvernement donc aucune démocratie, ne contrôle ces gigantesques flux financiers. Pire, les gouvernements eux-mêmes sont complices de ces mascarades. Mascarades de liberté, mascarades de démocratie (chacun aurait la sienne, à nous bons citoyens de la comprendre selon ses déclinaisons locales: la Russie comme la Chine ou la Birmanie... c'est formidable comme on peut détourner les mots de leur sens, et s'approprier tout et n'importe quoi. Je referme la parenthèse).
Par conséquent, ayant sommairement dressé ici un état du monde assez peu glorieux, et ayant constaté combien l'homme a glissé vers de sombres abimes, à travers la domination engendrée par l'argent et les flux financiers, restait pour moi une question: mais que puis-je donc bien faire pour manifester mon opposition à "ça" ? Je ne prétends pas vouloir sortir du système... je suis dedans, et quand le dehors est la copie du dedans, à quoi bon vouloir sortir ? et surtout pour aller vers où, vers cet improbable nul part entre ici et ailleurs... bref, nous sommes cernés, mais pas encore vaincus.
Mes questionnements m'ont donc conduit récemment à me dire que finalement, puisqu'on nous demande par l'argent d'acheter mille choses prometteuses mais dont, sans doute, on n'a guère besoin pour vivre mieux avec nos semblables, il serait bien à propos de ne pas se soumettre à cette grande prêtresse de toutes les vertus: entendez la consommation. Car enfin, consommer pour quoi ? pour qui ? Est-ce vraiment pour soi que l'on consomme ? Je n'en suis pas persuadé. Pourquoi acheter, certes vraiment à très bon prix, surtout si l'on ajoute le ticket de réduction à la promotion en cours (attention, nombre d'articles limités, jetez-vous vite sur l'occasion!), alors qu'on pourrait au contraire, ne pas acheter ? ou en tous cas, acheter moins!
Grande idée, sans doute pas bien nouvelle. Certains en font l'expérience par nécessité. Quand on a peu, on achète peu. Soit. Mais alors ce n'est pas par choix qu'on refuse de se livrer aux joies de queues des supermarchés et autres temples consuméristes. C'est par nécessité. Serrage de ceinture oblige. Corsets obligatoires.
De mon côté, j'avoue que ma situation me permet parfois quelques aisances. Alors dans ces conditions, pourquoi diable se refuser à céder à ces demandes pressantes, insistantes... Et bien, justement par choix. Ce choix même qui donne l'impression d'exister quand tant de choses nous sont imposées. Liberté... !!
C'est donc bien ce choix que je m'apprête à faire de plus en plus. Il m'apporte quelques respirations nouvelles. Je vais donc décroitre. Que puis-je bien décroitre, me direz-vous, dans mon quotidien ? Une multitude de choses. Je vais en citer deux, symboliques à bien des égards:
- ma consommation de viande
- ma consommation d'information
Je vous expliquerais prochainement les raisons de ces choix. J'arrête là mon article pour permettre aux rares lecteurs courageux qui ont lu jusqu'ici (merci!) mes palabres, d'aller vaquer à leurs occupations quotidiennes. En espérant, bien entendu, susciter réflexion autour de ce thème de la décroissance... au sens large :-)
Je vous le recommande vraiment: pour comprendre ce qui se trame dans le monde... sur le dossier des "bio-carburants". Vraiment incroyable, mais nécessaire pour comprendre. Et agir au quotidien de manière plus éveillée.
Vous pouvez aussi consulter son blog "Planète sans Visa", ce type est vraiment un mec bien: